Activités extrascolaires Sciences Po : lesquelles choisir ?

« Faut-il forcément être président d’une association pour intégrer Sciences Po ? »

La question revient souvent chez les lycéens qui envisagent de candidater à Sciences Po Paris, Sciences Po Bordeaux ou Sciences Po Grenoble. Et elle s’accompagne parfois d’une certaine inquiétude : faut-il avoir fait du bénévolat ? Participé à un concours d’éloquence ? Créé une association ? Être délégué ? Faire un sport en compétition ? Avoir déjà monté un projet personnel ?

Derrière les recherches sur les activités extrascolaires Sciences Po, on retrouve finalement une même crainte : celle de ne pas avoir un parcours suffisamment « exceptionnel ».

Commençons donc par l’essentiel : il n’existe pas d’activité magique permettant d’intégrer Sciences Po.

Aucun des trois établissements ne publie une liste d’engagements qu’il faudrait absolument avoir pratiqués. Et leurs procédures d’admission sont suffisamment différentes pour qu’il soit impossible de construire un modèle unique de « bon candidat ».

Une activité peut néanmoins apporter des éléments intéressants à votre candidature. Mais sa pertinence dépend moins de son prestige que de votre implication, de ce qu’elle vous a appris et de la manière dont vous êtes capable d’en parler.

Ce n’est pas seulement ce que vous faites qui compte mais ce que vous en faites, ce que vous en apprenez et la manière dont vous êtes capable d’en parler.

Table des matières

Un groupe diversifié d'étudiants universitaires marchant et conversant dans un couloir.

Les activités extrascolaires comptent-elles vraiment pour intégrer Sciences Po ?

Oui, elles peuvent avoir une place dans une candidature. Mais cette place varie fortement entre Paris, Bordeaux et Grenoble.

À Sciences Po Paris

Pour les candidats préparant un baccalauréat français, la procédure actuellement publiée comporte une première étape d’évaluation du dossier puis, pour les candidats déclarés admissibles, un oral. L’évaluation qualitative de la performance académique et de la trajectoire repose principalement sur les bulletins de Première et Terminale ainsi que sur la fiche Avenir.

À cette occasion, Sciences Po indique que l’évaluateur consulte également la rubrique « Activités et centres d’intérêt » de Parcoursup. L’établissement précise cependant que les réponses fournies dans cette rubrique sont « entièrement facultatives » et qu’elles servent à apporter des éléments supplémentaires permettant de mieux comprendre le parcours du candidat.

Les expériences et centres d’intérêt peuvent aussi être abordés lors de l’oral. Le rapport du jury de la session 2025 indique que l’échange libre peut porter sur les éléments du dossier, notamment les centres d’intérêt, les lectures et les activités extrascolaires.

Mais le même rapport apporte une précision essentielle : une pratique sportive occasionnelle ou le simple fait d’avoir été délégué ne constitue pas, en soi, un élément de notation. Le jury conseille plutôt de privilégier les engagements et centres d’intérêt qui occupent réellement une place dans le parcours intellectuel ou humain du candidat.

Autrement dit, inscrire « football », « piano » ou « délégué de classe » dans un dossier ne crée pas automatiquement un avantage.

À Sciences Po Bordeaux

À Bordeaux, la place accordée aux activités est beaucoup plus explicitement formalisée dans la grille Parcoursup 2026.

La commission d’examen des vœux indique que les « engagements et activités » représentent 15 % de la grille d’analyse des candidatures. Dans le détail, le « parcours extra-scolaire » est évalué à partir de la rubrique « Activités et centres d’intérêt ». Cette même rubrique intervient également parmi les éléments permettant d’apprécier la présentation personnelle ainsi que la motivation et la cohérence du projet.

La fiche Parcoursup conseille aux candidats de présenter leurs activités et centres d’intérêt et insiste sur l’importance de pouvoir expliquer les acquis personnels issus de ces expériences. L’objectif annoncé est de tenir compte à la fois des résultats, des évaluations qualitatives, du parcours extra-académique et du projet global du candidat.

Attention toutefois à ne pas surinterpréter ce pourcentage : il ne signifie pas qu’une activité associative, sportive ou culturelle particulière vaut un certain nombre de points. La grille évalue une catégorie globale, et non une liste d’activités prédéterminées.

À Sciences Po Grenoble

À Sciences Po Grenoble – UGA, les engagements interviennent différemment.

Pour la session 2026, les candidats déclarés admissibles sont convoqués à un oral de quinze minutes. Celui-ci commence par une courte présentation du candidat, de ses compétences, de sa motivation et de son projet d’orientation. Un premier échange permet ensuite d’approfondir certains éléments du dossier Parcoursup.

L’établissement écrit explicitement que les engagements scolaires ou extrascolaires de toute nature sont valorisés lors de cette partie de l’entretien lorsque le candidat est capable d’expliciter les apprentissages et les compétences acquis grâce à eux.

La FAQ de l’établissement insiste également sur la capacité à présenter de manière convaincante son parcours, ses engagements et son projet de formation.

Cette formulation résume très bien l’enjeu : ce qui importe n’est pas seulement l’activité, mais la capacité à prendre du recul sur l’expérience.

Il faut donc éviter une première erreur : penser que tous les Sciences Po évaluent les expériences extrascolaires de la même façon.

Ce que Sciences Po cherche réellement derrière vos activités

Le nom d’une activité ne raconte presque rien à lui seul.

Prenons deux lycéens qui pratiquent le handball.

Le premier joue depuis huit ans, participe aux entraînements chaque semaine, a connu des périodes de blessure et des défaites importantes et commence à accompagner l’entraînement des plus jeunes.

Le second joue occasionnellement avec des amis.

Les deux pratiques sont parfaitement légitimes. Mais elles ne donnent évidemment pas la même matière à raconter.

Une expérience réellement investie peut notamment permettre de développer :

  • de la régularité ;
  • de la persévérance ;
  • de l’autonomie ;
  • une capacité à prendre des initiatives ;
  • un sens des responsabilités ;
  • une aptitude à travailler collectivement ;
  • de la créativité ;
  • de la curiosité ;
  • une ouverture aux autres ;
  • une capacité à faire face à l’échec ;
  • une meilleure connaissance de soi.

Cela ne signifie pas qu’un jury attribue officiellement des points pour chacune de ces qualités. Il s’agit plutôt de questions utiles pour analyser pédagogiquement ce qu’une expérience vous a réellement apporté.

À Paris, le rapport du jury 2025 invite précisément les candidats à privilégier les activités et centres d’intérêt qui témoignent d’une cohérence personnelle et participent réellement à leur parcours intellectuel ou humain.

La mauvaise question est donc :

« Quelle activité va impressionner le jury ? »

La question beaucoup plus utile est :

« Dans quoi ai-je envie de m’investir suffisamment pour apprendre, progresser et avoir quelque chose de personnel à en dire ? »

Quelles activités peuvent être intéressantes pour une candidature à Sciences Po ?

Il ne s’agit pas ici d’un classement. Aucune des activités suivantes n’est officiellement présentée comme meilleure qu’une autre.

Ce sont simplement des exemples permettant de comprendre la diversité des expériences qui peuvent nourrir un parcours.

Engagement associatif, citoyen ou solidaire

Vous pouvez participer à une association locale, contribuer à une collecte, accompagner des personnes, vous engager dans un projet environnemental, rejoindre une initiative solidaire ou participer à une action organisée par votre établissement.

Vous n’avez pas besoin d’être président d’une association.

Ce qui peut être intéressant est plutôt ce que cette expérience vous amène réellement à faire : collaborer avec d’autres personnes, respecter un engagement, comprendre un problème local, organiser une action ou prendre progressivement davantage de responsabilités.

Les bénévoles trient et préparent des dons en plein air pour un événement caritatif.

Activités sportives

Football, handball, escalade, judo, natation, athlétisme, équitation, danse ou sport individuel : aucune pratique sportive n’est a priori plus intéressante qu’une autre.

Un sport peut vous permettre de parler de régularité, de progression, de compétition, de rapport à l’échec ou de fonctionnement collectif.

Si vous arbitrez, encadrez de plus jeunes sportifs ou participez à l’organisation du club, votre expérience comportera encore d’autres dimensions.

Mais pratiquer un sport uniquement parce que vous pensez qu’il « fera bien » dans votre dossier n’aurait guère de sens.

Deux judokas s’entraînent ensemble sur un tatami dans un dojo.

Activités artistiques et culturelles

Théâtre, musique, photographie, dessin, danse, cinéma, écriture, arts plastiques ou activités manuelles peuvent également structurer un parcours.

Plusieurs années de pratique musicale peuvent par exemple vous confronter à la répétition, au travail autonome, à la progression lente ou au stress d’une représentation.

Un atelier de théâtre peut vous apprendre à travailler dans un collectif et à prendre la parole devant un public.

Un projet photographique personnel peut développer votre regard et votre capacité à mener une démarche créative sur la durée.

Groupe de jeunes musiciens assis ensemble avec une guitare, des baguettes de batterie et une feuille à la main.

Débat, éloquence et engagement lycéen

Conseil de la vie lycéenne, journal du lycée, club de débat, Model United Nations, concours d’éloquence, rôle d’éco-délégué ou autre projet collectif peuvent offrir des occasions de débattre, argumenter, représenter d’autres élèves ou organiser une action.

Mais là encore, le titre ne suffit pas.

« J’ai été délégué pendant deux ans » décrit une fonction.

Expliquer une situation dans laquelle vous avez dû représenter les intérêts de votre classe, gérer un désaccord ou transmettre une demande montre davantage ce que cette fonction a réellement impliqué.

Lecture, culture et curiosité intellectuelle

Vous êtes passionné par la géopolitique ? Vous lisez beaucoup de littérature ? Vous vous intéressez à l’intelligence artificielle, à l’histoire de la Chine, au cinéma documentaire ou aux questions environnementales ?

Une passion personnelle n’est pas nécessairement un « engagement » au sens associatif du terme. Elle peut néanmoins participer à votre parcours intellectuel.

Le rapport du jury parisien insiste notamment sur la possibilité de démontrer sa curiosité par des lectures ou des connaissances portant sur des sujets réellement approfondis.

Mieux vaut donc être capable de discuter véritablement de trois ouvrages qui vous ont marqué que de mémoriser une bibliographie prestigieuse à la veille d’un entretien.

Une personne tient un livre ouvert et lit, assise dans un intérieur.

Projets personnels et numériques

Créer un podcast, coder un site Internet, développer une application, tenir un média, réaliser des vidéos, créer un fanzine, lancer un projet photographique, écrire une newsletter ou apprendre seul une langue peut constituer une expérience riche.

Un projet personnel implique souvent de fixer ses propres objectifs, chercher des ressources, résoudre des problèmes et continuer sans cadre scolaire imposé.

Et il n’a pas nécessairement besoin d’être suivi par des milliers de personnes pour avoir de la valeur à vos yeux.

Expériences professionnelles et responsabilités du quotidien

Job d’été, emploi régulier, babysitting, aide aux devoirs, stage, travail saisonnier ou participation à l’activité professionnelle familiale peuvent également trouver leur place dans votre réflexion.

Parcoursup indique explicitement que la rubrique « Activités et centres d’intérêt » peut accueillir les expériences professionnelles, responsabilités, pratiques sportives ou culturelles, engagements, concours ou apprentissages réalisés en dehors du cadre scolaire.

Ces exemples sont particulièrement importants parce qu’ils rappellent qu’un parcours riche ne suppose ni séjour humanitaire à l’étranger, ni activité coûteuse, ni accès à un environnement privilégié.

Quelle activité choisir si vous voulez candidater à Sciences Po ?

Si vous êtes en Seconde ou en Première et que vous souhaitez commencer une nouvelle activité, ne partez pas de la question :

« Qu’est-ce que le jury veut voir ? »

Commencez plutôt par cinq questions.

  1. Qu’est-ce qui m’intéresse réellement ?
  2. Quelle activité puis-je pratiquer régulièrement compte tenu de mon temps, de mes moyens et de mes contraintes ?
  3. Dans quel domaine ai-je envie d’apprendre ou de progresser ?
  4. Cette activité pourrait-elle me permettre, avec le temps, de participer davantage ou de prendre des initiatives ?
  5. Est-ce que cette activité aurait encore du sens pour moi si je décidais finalement de ne pas candidater à Sciences Po ?

La dernière question est particulièrement utile.

Si vous n’auriez aucune envie de continuer cette activité sans Parcoursup, il existe probablement un choix plus authentique pour vous.

Vous n’avez pas non plus besoin d’imaginer en Seconde les phrases que vous écrirez deux ans plus tard. Commencez par vivre l’expérience. Vous analyserez ensuite ce qu’elle vous a réellement apporté.

Faut-il multiplier les activités pour construire un bon dossier ?

Non : accumuler artificiellement les activités n’est pas l’objectif.

Imaginons deux profils fictifs.

Le premier a commencé huit activités différentes entre la Première et la Terminale parce qu’il voulait enrichir son CV. Pourtant, lorsqu’on lui demande ce qu’il faisait réellement ou ce qu’il en a retiré, ses réponses restent très générales.

Le second pratique deux activités depuis plusieurs années. Il peut raconter une difficulté précise, expliquer une progression, présenter une initiative qu’il a prise et montrer ce qu’une expérience a changé dans sa manière d’agir.

Il n’existe aucun barème officiel permettant d’affirmer que le deuxième candidat serait automatiquement mieux évalué.

Mais d’un point de vue pédagogique, il dispose probablement de davantage de matière pour produire un discours précis, personnel et approfondi.

La qualité de l’investissement compte donc davantage dans votre réflexion que le nombre de lignes que vous pourriez ajouter à un CV.

N’oubliez pas non plus l’essentiel : les activités ne doivent pas conduire à négliger votre travail scolaire. À Paris, l’étape du dossier repose très largement sur les performances et la trajectoire académiques ; à Bordeaux, les résultats scolaires constituent 40 % de la grille publiée sur Parcoursup ; à Grenoble, l’admissibilité repose d’abord sur le dossier scolaire.

Comment valoriser une activité dans une candidature à Sciences Po ?

C’est souvent ici que se joue la différence entre une simple ligne de CV et une expérience réellement exploitée.

Prenons une formulation très simple :

« Je pratique le handball depuis cinq ans. »

Elle décrit une activité.

Mais elle ne nous apprend presque rien sur ce que vous avez vécu.

Une grille très simple peut vous aider :

Activité → implication → situation concrète → apprentissage → évolution personnelle

Exemple 1 : le handball

Description :
« Je pratique le handball depuis cinq ans. »

Analyse :
« Après plusieurs années comme joueuse, j’ai commencé à aider lors des entraînements des plus jeunes. J’ai découvert que transmettre un exercice demandait de l’adapter à chacun plutôt que de simplement savoir l’exécuter soi-même. »

Exemple 2 : le babysitting

« Je garde deux enfants chaque mercredi depuis un an. Cette régularité m’a obligée à organiser mon emploi du temps autour d’une responsabilité qui ne pouvait pas être reportée et à apprendre à gérer certains imprévus seule. »

Exemple 3 : un podcast

« J’ai lancé un podcast consacré au cinéma. En préparant mes premiers épisodes, j’ai compris que donner mon opinion ne suffisait pas : j’ai progressivement appris à documenter mes analyses et à vérifier les informations utilisées. »

Exemple 4 : la musique

« Je garde deux enfants chaque mercredi depuis un an. Cette régularité m’a obligée à organiser mon emploi du temps autour d’une responsabilité qui ne pouvait pas être reportée et à apprendre à gérer certains imprévus seule. »

Exemple 5 : un job saisonnier

« Travailler dans un commerce pendant l’été m’a confronté pour la première fois à des horaires professionnels, à la relation avec des clients très différents et à la nécessité de continuer à rester disponible même lors des périodes de forte affluence. »

 

Ces exemples sont entièrement fictifs. Leur objectif n’est surtout pas de vous fournir des phrases à recopier, mais de montrer le passage entre « ce que j’ai fait » et « ce que cette expérience m’a appris ».

Test rapide : avez-vous vraiment quelque chose à raconter ?

Posez-vous cinq questions :

  • Puis-je expliquer concrètement ce que je fais dans cette activité ?
  • Puis-je raconter au moins une situation précise ?
  • Ai-je rencontré une difficulté, connu une progression ou dû m’adapter ?
  • Cette expérience m’a-t-elle appris quelque chose sur moi, sur les autres ou sur un sujet particulier ?
  • Serais-je capable de répondre spontanément à plusieurs questions dessus ?

Plus vous pouvez répondre « oui », plus cette expérience vous offre une matière intéressante à développer.

Et si vous n'avez aucune activité extrascolaire ?

C’est une inquiétude fréquente, mais ne concluez pas que votre candidature est automatiquement insuffisante.

Le rapport du jury de Sciences Po Paris rappelle explicitement que certains candidats, notamment pour des raisons financières ou géographiques, n’ont pas les mêmes possibilités de pratiquer des activités extrascolaires et précise que cela ne leur est pas reproché.

Tout le monde ne dispose pas du même temps, des mêmes moyens financiers, des mêmes transports ou des mêmes infrastructures.

Certains lycéens ont également des responsabilités personnelles ou familiales importantes qui occupent une partie de leur temps.

Si vous êtes en Seconde ou en Première et souhaitez néanmoins développer une activité, vous pouvez explorer ce qui existe autour de vous :

  • votre établissement scolaire ;
  • une association locale ;
  • une bibliothèque ou une médiathèque ;
  • un club municipal ;
  • un média ou un journal lycéen ;
  • un projet culturel ;
  • du bénévolat local ;
  • un concours gratuit ;
  • un projet personnel ;
  • un apprentissage autonome ;
  • une initiative numérique.

Vous pouvez également partir d’un intérêt très simple.

Vous aimez lire ? Construisez progressivement votre culture autour d’un sujet.

Vous aimez écrire ? Lancez un projet.

Vous vous intéressez à une langue étrangère ? Approfondissez-la en autonomie.

Vous aimez programmer ? Créez quelque chose.

Le but n’est pas de transformer immédiatement chaque centre d’intérêt en projet spectaculaire. Il est de trouver un espace dans lequel vous aurez réellement envie d’investir du temps.

Activités extrascolaires Sciences Po : les erreurs à éviter

Choisir une activité uniquement parce qu’elle semble prestigieuse

Un séjour humanitaire à l’étranger n’est pas intrinsèquement supérieur à du bénévolat dans votre quartier.

Un concours d’éloquence n’est pas automatiquement supérieur à plusieurs années de théâtre.

Et créer une association n’est pas forcément plus intéressant que s’investir réellement dans une structure qui existe déjà.

Accumuler les engagements

Ne transformez pas votre emploi du temps en catalogue d’activités simplement pour remplir un dossier.

Vous risquez surtout d’y perdre du temps et de ne pouvoir approfondir aucune expérience.

Inventer ou exagérer son rôle

N’écrivez pas que vous avez « dirigé un projet » si vous avez simplement participé à une réunion.

Au-delà du problème évident d’honnêteté, une expérience artificiellement embellie devient particulièrement difficile à défendre lorsque plusieurs questions précises sont posées.

Mentionner une activité dont vous ne savez rien dire

Le rapport du jury parisien précise que les candidats peuvent être interrogés sur les éléments présents dans leur dossier.

Tout ce que vous choisissez de mettre en avant doit donc être suffisamment maîtrisé pour pouvoir en parler naturellement.

Chercher à relier toutes vos activités à la politique

Vous faites du piano ? Il n’est pas nécessaire de transformer votre pratique en réflexion artificielle sur la diplomatie culturelle.

Vous aimez le football ? Vous n’êtes pas obligé de parler immédiatement de géopolitique du sport.

Un intérêt peut être intéressant simplement parce qu’il vous intéresse réellement.

Négliger ses résultats scolaires

Multiplier les activités au détriment du lycée serait particulièrement contre-productif compte tenu de la place des résultats académiques dans les procédures actuellement publiées.

Croire que les trois établissements recherchent exactement la même chose

Paris, Bordeaux et Grenoble disposent de procédures différentes. Les conseils doivent donc toujours être replacés dans le contexte de l’établissement auquel vous candidatez.

Comment Tremplin IEP peut vous accompagner dans votre candidature ?

Choisir ou analyser ses expériences extrascolaires n’est qu’une partie de la préparation d’une candidature.

Il faut aussi comprendre précisément la procédure de chaque établissement, prendre du recul sur son parcours, identifier les éléments qui méritent réellement d’être développés, construire des réponses cohérentes et apprendre à parler de soi sans réciter un discours artificiel.

C’est précisément là qu’un accompagnement peut être utile.

Les préparations et coachs Tremplin IEP peuvent vous aider à :

  • analyser votre parcours avec recul ;
  • identifier les expériences qui ont réellement quelque chose à raconter ;
  • travailler les différentes parties de votre dossier ;
  • structurer vos réponses Parcoursup ;
  • comprendre les attentes propres aux établissements visés ;
  • préparer les entretiens ;
  • apprendre à présenter vos expériences de manière précise et authentique.

L’objectif n’est pas de fabriquer un candidat qui correspondrait à une image fantasmée de Sciences Po, mais de vous aider à mieux comprendre et mieux présenter votre propre parcours.

Quelle activité faut-il finalement choisir ?

En matière d’activités extrascolaires Sciences Po, il n’existe pas de recette universelle.

Une association peut être pertinente. Un sport également. Mais aussi la musique, un travail saisonnier, un projet numérique, du babysitting, un média lycéen, une pratique artistique ou un centre d’intérêt intellectuel développé avec constance.

Les modalités d’admission de Paris, Bordeaux et Grenoble diffèrent, mais elles montrent toutes à leur manière l’intérêt de pouvoir présenter et analyser son parcours lorsque celui-ci est mobilisé dans la candidature.

Alors ne cherchez pas l’activité qui « fait Sciences Po ».

Choisissez plutôt une expérience qui vous donne réellement envie d’apprendre, de créer, de contribuer, d’agir ou de progresser.


FAQ

Quelles activités extrascolaires pour Sciences Po ?

Il n’existe aucune liste officielle d’activités recommandées. Sport, association, activité artistique, projet personnel, engagement lycéen, emploi ou responsabilité régulière peuvent tous nourrir un parcours. L’important est de pouvoir expliquer ce que vous avez réellement fait et ce que l’expérience vous a apporté.

Non. Aucun bénévolat n’est obligatoire. À Sciences Po Paris, le jury rappelle même que certains candidats n’ont pas accès aux mêmes possibilités d’activités pour des raisons financières ou géographiques et que cela ne leur est pas reproché.

Cela dépend de l’établissement. Paris consulte la rubrique facultative « Activités et centres d’intérêt ». Bordeaux la prend explicitement en compte dans sa grille d’analyse. À Grenoble, les engagements peuvent notamment être valorisés lors de l’entretien lorsque les apprentissages et compétences acquis sont explicités.

Vous pouvez présenter des expériences réellement significatives : engagement, responsabilité, sport, activité culturelle, projet personnel, emploi, stage, concours ou apprentissage autonome. Parcoursup autorise explicitement la valorisation de nombreux types d’expériences extrascolaires.

Oui. Aucun engagement associatif n’est présenté comme obligatoire dans les procédures étudiées. Une candidature ne se résume pas à l’appartenance à une association.

Un sport peut faire partie de votre parcours, mais sa seule pratique ne constitue pas automatiquement un avantage. Le jury de Sciences Po Paris précise par exemple qu’une pratique sportive occasionnelle ne constitue pas, en elle-même, un élément de notation.

Aucun nombre officiel n’est demandé. Il est plus utile de réfléchir à la qualité et à la réalité de votre investissement qu’au nombre d’activités que vous pourrez inscrire dans un dossier.

Il n’existe pas de date officielle. Commencer en Seconde ou en Première peut laisser davantage de temps pour progresser et s’investir, mais l’objectif ne doit pas être de fabriquer artificiellement une ligne de CV.


Votre parcours n’a pas besoin de ressembler à celui des autres candidats

Vous avez déjà plusieurs expériences mais ne savez pas lesquelles valoriser ? Vous avez au contraire l’impression de ne « rien avoir à raconter » ? Vous ne savez pas comment transformer ce que vous avez vécu en éléments pertinents pour votre dossier ou votre entretien ?

Avec les préparations et les coachs Tremplin IEP, vous pouvez prendre du recul sur votre parcours, mieux comprendre les attentes des établissements auxquels vous candidatez, travailler votre dossier et apprendre à présenter vos expériences avec précision, cohérence et authenticité.

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