Thème paix concours commun 2027 : enjeux, bibliographie et préparation

Le réseau ScPo a retenu « La paix » comme nouveau thème de Questions contemporaines pour la session 2027. Il rejoint « Le vivant », déjà présent en 2026. Le thème paix concours commun 2027 sera donc au programme de l’épreuve de questions contemporaines organisée le samedi 24 avril 2027 : une dissertation de trois heures, coefficient 3, avec un sujet à choisir parmi deux. La sélection bibliographique officielle consacrée à la paix est désormais publiée.

Cette publication donne une première carte du territoire à explorer. Elle montre surtout que la paix ne se confond pas avec le silence des armes : elle peut désigner un ordre politique, une sécurité collective, une réconciliation ou un processus toujours fragile. Voici les principaux enjeux du thème et une méthode pour commencer sans chercher à tout lire immédiatement.

Table des matières

La paix, nouveau thème de Questions contemporaines en 2027

Pour le concours commun 2027, les deux thèmes de Questions contemporaines sont « La paix » et « Le vivant ». L’épreuve conserve le format officiellement indiqué par le réseau ScPo : trois heures, coefficient 3, une dissertation et un sujet à choisir parmi deux propositions. Elle concerne les candidats au baccalauréat 2027 ainsi que les titulaires du baccalauréat 2026.

Le réseau ScPo a mis en ligne une sélection bibliographique réunissant ouvrages, articles, vidéos, podcasts et ressources culturelles. Il s’agit d’un cadre de travail, non d’une liste à réciter. Les attendus valorisent le croisement des disciplines, la cohérence de l’argumentation, la variété des exemples et la réflexion personnelle plutôt que des auteurs imposés.

Illustration abstraite en tons beige, orange et rose montrant un centre composé de cercles concentriques reliés à des formes géométriques, des silhouettes humaines et un globe, évoquant la construction collective de la paix à l’échelle mondiale.

Pourquoi la paix est-elle une notion plus complexe qu’elle n’y paraît ?

La définition la plus immédiate associe la paix à l’absence de guerre. Elle est indispensable, mais insuffisante. Un cessez-le-feu ou un armistice peut suspendre les combats sans régler le conflit. Une société peut ne pas connaître de guerre civile tout en restant traversée par la peur, les discriminations ou une violence politique diffuse.

La paix peut être pensée à plusieurs échelles : entre des personnes, au sein d’une société, entre des États ou dans le système international. Il faut aussi distinguer faire la paix, en négociant la sortie d’un affrontement ; maintenir la paix, en empêchant la reprise des violences ; et construire la paix, en agissant sur les institutions et les causes du conflit.

Le sociologue Johan Galtung a contribué à diffuser une distinction devenue centrale dans les études sur la paix. La paix négative renvoie à l’absence de violence directe, tandis que la paix positive invite à examiner les structures qui produisent domination, privation ou injustice. Cette distinction ne fournit pas une définition définitive de la paix, mais elle aide à comprendre pourquoi l’arrêt des combats ne suffit pas toujours à créer une situation pacifiée et durable.

Plusieurs tensions parcourront donc votre réflexion : paix et justice, sécurité et liberté, force et consentement, mémoire et réconciliation. Une dissertation devra analyser ces oppositions sans les résoudre par une formule toute faite.

Quels grands enjeux étudier pour le thème paix concours commun 2027 ?

Définir la paix et penser ses différentes formes

La définition la plus immédiate associe la paix à l’absence de guerre. Elle est indispensable, mais insuffisante. Un cessez-le-feu ou un armistice peut suspendre les combats sans régler le conflit. Une société peut ne pas connaître de guerre civile tout en restant traversée par la peur, les discriminations ou une violence politique diffuse.

La paix peut être pensée à plusieurs échelles : entre des personnes, au sein d’une société, entre des États ou dans le système international. Il faut aussi distinguer faire la paix, en négociant la sortie d’un affrontement ; maintenir la paix, en empêchant la reprise des violences ; et construire la paix, en agissant sur les institutions et les causes du conflit.

Le sociologue Johan Galtung a contribué à diffuser une distinction devenue centrale dans les études sur la paix. La paix négative renvoie à l’absence de violence directe, tandis que la paix positive invite à examiner les structures qui produisent domination, privation ou injustice. Cette distinction ne fournit pas une définition définitive de la paix, mais elle aide à comprendre pourquoi l’arrêt des combats ne suffit pas toujours à créer une situation pacifiée et durable.

Plusieurs tensions parcourront donc votre réflexion : paix et justice, sécurité et liberté, force et consentement, mémoire et réconciliation. Une dissertation devra analyser ces oppositions sans les résoudre par une formule toute faite.

Penser les relations entre guerre, violence et paix

Étudier la paix suppose d’interroger la guerre, sans considérer les deux notions comme des contraires parfaitement symétriques. La sélection officielle fait une place importante aux transformations de la violence, à la stratégie, à la dissuasion, à la guerre juste et à la possibilité même de « gagner » une guerre. Elle associe notamment Pierre Hassner, Frédéric Gros, Charles-Philippe David et Olivier Schmitt, Thomas Lindemann, Michael Walzer, Gaïdz Minassian, ainsi que l’ouvrage dirigé par Jean-Vincent Holeindre et Laurent Testot.

Ces références ouvrent plusieurs problèmes : la menace de la force peut-elle prévenir la violence ? Une victoire militaire produit-elle une solution politique ? Les formes contemporaines de violence brouillent-elles les frontières entre guerre et paix ? Il faudra distinguer les situations, les moyens employés et leurs effets.

Faire la paix : traités, diplomatie et négociation

La paix est aussi une pratique. Elle se négocie, se formalise, se met en scène et se garantit. La bibliographie officielle conduit ainsi vers l’histoire des traités, la naissance de la diplomatie moderne, les projets de paix perpétuelle, la neutralité et les processus contemporains de négociation.

Lucien Bély étudie l’art de la paix en Europe entre le XVIe et le XVIIIe siècle ; Nicolas Offenstadt s’intéresse à la paix au Moyen Âge ; des ressources de l’Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe et d’Arte Campus reviennent sur les traités de Westphalie et l’histoire de la sécurité collective.

Un accord durable exige davantage qu’un compromis de circonstance : il faut déterminer qui négocie, quelles garanties sont crédibles et comment intégrer les groupes touchés. La paix peut échouer lorsque le texte règle la confrontation militaire sans rendre acceptable le nouvel ordre politique.

Maintenir la paix grâce aux institutions

La Société des Nations, l’Organisation des Nations unies, l’Union européenne et les dispositifs de sécurité collective occupent une place importante dans la sélection. Les ouvrages de Guillaume Devin, Ronald Hatto, Jean-Michel Guieu, Anne Bazin et Charles Tenenbaum permettent d’étudier le rôle des institutions dans la prévention, la gestion et la sortie des conflits.

Les opérations contemporaines de maintien de la paix peuvent surveiller un cessez-le-feu, soutenir un processus politique, protéger les civils, accompagner le désarmement ou favoriser le retour de l’État de droit. Leur action dépend toutefois du mandat, des moyens, du contexte local et de l’engagement des parties.

Illustration abstraite représentant un pont reliant, d’un côté, une masse fragmentée de formes géométriques rouges et orangées, et de l’autre, une structure architecturale plus stable, symbolisant le passage du conflit vers l’apaisement.

Sortir de la violence et reconstruire les sociétés

Les armes peuvent se taire alors que la violence continue sous d’autres formes. Après un conflit, les sociétés doivent traiter les crimes commis, le sort des victimes, la mémoire, la vengeance, le retour des anciens combattants et la reconstruction de la confiance.

Les travaux de Sandrine Lefranc sur la justice transitionnelle, de Nathalie Duclos sur le Kosovo, de Marie Robin sur la vengeance et de Séverine Autesserre sur la construction locale de la paix inscrivent ces questions au cœur du thème.

La justice transitionnelle peut mobiliser procès, commissions de vérité, réparations ou réformes institutionnelles. Elle pose une difficulté majeure : comment reconnaître les violences et rendre justice sans rendre impossible la coexistence future ?

Paix civile, justice sociale et reconnaissance

Enfin, la paix ne concerne pas uniquement les relations internationales. Nancy Fraser, Charles Taylor et Achille Mbembe conduisent vers la justice sociale, la reconnaissance, le multiculturalisme et la construction de l’ennemi. La ressource consacrée à Norbert Elias permet également de réfléchir aux processus historiques de pacification des comportements.

Une société peut être juridiquement stable sans être réellement pacifiée. Inégalités, discriminations ou exclusion politique peuvent alimenter humiliation et défiance. Rechercher la paix sociale ne signifie pourtant pas supprimer le désaccord : une démocratie pacifiée doit permettre son traitement politique sans transformer l’adversaire en ennemi.

Ce que révèle la bibliographie officielle du Réseau ScPo

Enfin, la paix ne concerne pas uniquement les relations internationales. Nancy Fraser, Charles Taylor et Achille Mbembe conduisent vers la justice sociale, la reconnaissance, le multiculturalisme et la construction de l’ennemi. La ressource consacrée à Norbert Elias permet également de réfléchir aux processus historiques de pacification des comportements.

Une société peut être juridiquement stable sans être réellement pacifiée. Inégalités, discriminations ou exclusion politique peuvent alimenter humiliation et défiance. Rechercher la paix sociale ne signifie pourtant pas supprimer le désaccord : une démocratie pacifiée doit permettre son traitement politique sans transformer l’adversaire en ennemi.

La sélection officielle fonctionne comme une cartographie intellectuelle. Elle croise philosophie, histoire, science politique, relations internationales, droit, sociologie, études de la guerre, études de la paix, justice sociale et enjeux écologiques. Elle montre que le thème paix concours commun 2027 doit être travaillé à partir de plusieurs disciplines et de plusieurs échelles d’analyse.

La diversité des supports est tout aussi significative : ouvrages, anthologie philosophique, articles, conférences, vidéos, émissions de radio, œuvres littéraires, fictions et documentaires. Le Réseau ScPo suggère notamment Ivo Andric, Jean Giono, Victor Hugo, Romain Rolland, Léon Tolstoï ou Stefan Zweig, ainsi que À l’ouest, rien de nouveau, Timbuktu, Je verrai toujours vos visages et No Other Land.

Axe de réflexion

Références officielles

Questions à explorer

Définir la paix

Bruno Arcidiacono, Mai Lequan, Jean-Marc Lavieille

Existe-t-il plusieurs formes de paix ?

Guerre, force et sécurité

Pierre Hassner, Frédéric Gros, Michael Walzer

La force peut-elle protéger la paix ?

Diplomatie et traités

Lucien Bély, Nicolas Offenstadt, ressources sur Westphalie

Comment transformer un accord en ordre durable ?

Institutions

Guillaume Devin, Ronald Hatto, Jean-Michel Guieu

Les institutions peuvent-elles garantir la paix ?

Sortie de la violence

Sandrine Lefranc, Nathalie Duclos, Marie Robin

Justice et réconciliation sont-elles compatibles ?

Paix sociale

 Nancy Fraser, Charles Taylor, Achille Mbembe

Une société injuste peut-elle être en paix ?

Paix et écologie

Laurence Tubiana

La coopération écologique peut-elle devenir une politique de paix ?

Ce tableau ne constitue ni un ordre de lecture ni une hiérarchie officielle. Il sert à repérer les grandes familles de problèmes avant de choisir les ressources adaptées à votre niveau et à votre progression.

Illustration abstraite en tons beige, orange et rose représentant des livres ouverts et empilés intégrés à un paysage géométrique, reliés par des passerelles et un réseau mondial, pour évoquer les lectures et ressources consacrées au thème de la paix.

Faut-il lire toute la bibliographie officielle ?

Non. Chercher à tout lire immédiatement risque de produire une accumulation peu exploitable. La sélection doit d’abord vous aider à identifier les grands débats, les disciplines mobilisables et les références qui pourront compléter votre cours.

Pour qu’une lecture devienne utile, vous devez pouvoir en reformuler la question centrale, expliquer une idée avec vos propres mots, retenir un exemple précis et relier la ressource à d’autres approches. Une référence n’a de valeur dans une copie que si elle soutient effectivement votre raisonnement. Citer un auteur sans expliquer son apport ne remplace ni l’argumentation ni l’analyse du sujet.

Mieux vaut maîtriser progressivement quelques références par axe, puis élargir votre corpus. Alterner ouvrage introductif, article, émission et œuvre culturelle permet de varier les portes d’entrée.

Comment commencer à préparer le thème de la paix ?

Étape 1 : cartographier le thème

Commencez par construire une carte des notions : guerre, sécurité, traité, diplomatie, paix civile, paix sociale, justice transitionnelle, réconciliation, mémoire, dissuasion, pacifisme, sécurité collective. Distinguez les échelles individuelle, sociale, étatique et internationale. Ajoutez les principales tensions : paix et justice, paix et liberté, paix et force, paix et mémoire.

Étape 2 : construire un premier socle de références

Choisissez quelques ressources accessibles dans chaque grand axe. Alternez les formats : une synthèse pour comprendre le vocabulaire, un texte historique pour situer les institutions, un podcast pour découvrir un débat, puis un ouvrage plus exigeant. Cette progression évite de commencer par une lecture spécialisée dont vous ne maîtrisez pas encore les présupposés.

Étape 3 : créer des fiches réellement exploitables

Pour chaque ressource, notez :

  1. la référence complète ;
  2. la question centrale ;
  3. les principales notions ;
  4. l’idée directrice ;
  5. deux ou trois arguments ;
  6. un exemple précis ;
  7. une limite ou une objection ;
  8. les liens avec d’autres auteurs ;
  9. les sujets dans lesquels elle pourrait être mobilisée ;
  10. les liens éventuels avec le vivant.

Étape 4 : mettre les connaissances en relation

Construisez des tableaux comparatifs. Quels auteurs considèrent la justice comme une condition de la paix ? Lesquels insistent sur les rapports de force, les institutions ou les acteurs locaux ? Confrontez théorie, histoire et actualité. Une bonne copie ne juxtapose pas des fiches : elle met des perspectives en dialogue.

Étape 5 : réinvestir dans la dissertation

La préparation du thème paix concours commun 2027 doit rapidement déboucher sur des exercices : définir les termes d’un sujet, faire émerger une tension, formuler une problématique, construire un plan, rédiger une introduction puis un paragraphe argumenté.

Attendre d’avoir « fini le programme » avant d’écrire serait contre-productif. Les connaissances se consolident lorsqu’elles sont mobilisées.

Quels liens entre la paix et le vivant ?

Les deux thèmes ne doivent pas être fusionnés artificiellement. Une guerre détruit des vies humaines, mais aussi des sols, des ressources en eau, des habitats et des écosystèmes. Ses conséquences environnementales peuvent prolonger l’insécurité après les combats.

Les ressources naturelles peuvent devenir des objets de concurrence, de négociation ou de coopération. Il faut toutefois éviter toute causalité mécanique : une sécheresse, une pénurie ou une catastrophe écologique ne produit pas automatiquement une guerre. Les effets dépendent des institutions, des inégalités, des choix politiques, des relations entre groupes et de la capacité à organiser un partage.

La protection du vivant peut inversement soutenir des formes de coopération internationale. Les politiques climatiques obligent les États à coordonner leurs intérêts dans la durée, alors même que le système international reste conflictuel. La ressource de Laurence Tubiana retenue par le Réseau ScPo invite précisément à penser la construction de la paix dans un contexte de fragmentation géopolitique et de crise écologique.

D’autres questions apparaissent : une paix durable peut-elle ignorer les générations futures ? La reconstruction doit-elle restaurer les conditions écologiques de la vie ? Ce sont des pistes de travail, pas des pronostics sur les sujets.

La littérature, le cinéma et les podcasts peuvent-ils aider ?

Oui, à condition de les travailler comme des ressources. Une œuvre littéraire ou cinématographique peut rendre sensible l’expérience de la guerre, la mémoire des violences, le retour à la vie civile, la réparation ou la difficulté du pardon.

Les podcasts et les vidéos sont particulièrement utiles pour entrer dans une question, découvrir un spécialiste ou accompagner une lecture. La sélection officielle propose notamment des séries de Radio France sur la construction de la paix et l’histoire de la diplomatie, ainsi que des vidéos consacrées aux traités de Westphalie et à l’entre-deux-guerres.

Après chaque écoute ou visionnage, gardez une trace : la question traitée, trois idées, un exemple, une objection et un lien avec un axe du cours. Sans cette reformulation, le contenu sera difficile à réutiliser dans une dissertation.

Les ressources naturelles peuvent devenir des objets de concurrence, de négociation ou de coopération. Il faut toutefois éviter toute causalité mécanique : une sécheresse, une pénurie ou une catastrophe écologique ne produit pas automatiquement une guerre. Les effets dépendent des institutions, des inégalités, des choix politiques, des relations entre groupes et de la capacité à organiser un partage.

La protection du vivant peut inversement soutenir des formes de coopération internationale. Les politiques climatiques obligent les États à coordonner leurs intérêts dans la durée, alors même que le système international reste conflictuel. La ressource de Laurence Tubiana retenue par le Réseau ScPo invite précisément à penser la construction de la paix dans un contexte de fragmentation géopolitique et de crise écologique.

D’autres questions apparaissent : une paix durable peut-elle ignorer les générations futures ? La reconstruction doit-elle restaurer les conditions écologiques de la vie ? Ce sont des pistes de travail, pas des pronostics sur les sujets.

Illustration abstraite montrant plusieurs silhouettes assises autour d’un espace circulaire central, entourées de formes géométriques dans des tons chauds, pour symboliser la discussion, la négociation et la recherche d’un accord.

Quelles problématiques pour commencer à réfléchir ?

Ces questions constituent des entraînements possibles. Elles ne sont ni officielles ni présentées comme des sujets probables :

  1. La paix se réduit-elle à l’absence de guerre ?
  2. Peut-on imposer la paix ?
  3. La justice est-elle une condition de la paix ?
  4. La force peut-elle préserver durablement la paix ?
  5. Faire la paix suppose-t-il d’oublier ?
  6. Les institutions internationales peuvent-elles construire la paix ?
  7. Une société profondément inégalitaire peut-elle être en paix ?
  8. La paix entre les États suffit-elle à pacifier le monde ?
  9. La protection du vivant est-elle une condition de la paix ?
  10. Faut-il préparer la guerre pour préserver la paix ?

 

Pour chacune, analysez les mots du sujet, repérez le présupposé éventuel et formulez le problème exact. « Imposer » la paix peut, par exemple, désigner contraindre les belligérants, garantir un accord ou maintenir un ordre contesté.

Préparer les questions contemporaines avec Tremplin IEP

La préparation Tremplin Concours commun propose actuellement un campus individuel en ligne, des cours écrits et des classes virtuelles dans les trois matières, neuf devoirs corrigés et analysés, des masterclass en direct et en replay ainsi que des magazines d’actualité. Ces ressources répondent à plusieurs difficultés concrètes : hiérarchiser un corpus abondant, comprendre les notions, apprendre à problématiser et recevoir des retours sur ses copies.

Pour les élèves de première, la préparation dédiée prévoit une progression anticipée avec des cours, huit devoirs corrigés, six exercices « pas-à-pas » consacrés notamment à la définition, à la problématique et au plan, ainsi que des masterclass et des ressources d’actualité.

L’objectif d’un accompagnement n’est pas d’accumuler des références à votre place, mais de vous donner une progression, des méthodes et des occasions régulières de transformer vos connaissances en argumentation. Vous pouvez consulter la préparation au concours commun pour comparer les formules et choisir le rythme correspondant à votre situation.

Illustration abstraite en tons rose, orange et beige montrant des formes architecturales, une balance, quelques silhouettes humaines et des éléments visuels évoquant les archives, pour symboliser le lien entre paix, justice et mémoire des conflits.

Le thème paix concours commun 2027 oblige à croiser philosophie, histoire, science politique, relations internationales, droit, sociologie et enjeux environnementaux. Sa richesse peut impressionner, mais vous n’avez pas à maîtriser toute la sélection officielle dès les premières semaines.

Commencez par cartographier les notions, choisissez quelques références par axe et réinvestissez-les rapidement dans des problématiques et des exercices de dissertation. La différence se fera moins sur le nombre de titres parcourus que sur votre capacité à définir, comparer, nuancer et argumenter. Pour avancer avec un calendrier, des cours et des corrections régulières, découvrez les préparations Tremplin IEP consacrées au concours commun.

Pour aller au-delà de la sélection officielle

La sélection publiée par le réseau ScPo constitue un point de départ essentiel, mais elle n’épuise pas toutes les possibilités offertes par le thème. Tremplin IEP vous proposera également une sélection complémentaire d’essais, de romans, de bandes dessinées, de films, de documentaires, de podcasts et de ressources culturelles pour approfondir votre réflexion sur la paix.

FAQ

Quel est le nouveau thème de Questions contemporaines en 2027 ?

Le nouveau thème est « La paix ». Il rejoint « Le vivant » pour la session 2027. Les candidats doivent donc préparer ces deux ensembles de questions, en croisant plusieurs disciplines et plusieurs types de références. La sélection bibliographique officielle consacrée à la paix est déjà accessible sur le site du Réseau ScPo.

Les deux thèmes de Questions contemporaines sont « La paix » et « Le vivant ». Ils servent de cadre général à la préparation de la dissertation. Le jour du concours, les candidats disposeront de deux sujets et devront en choisir un. Le Réseau ScPo ne demande pas de limiter la réflexion à une seule discipline.

Les épreuves écrites du concours commun auront lieu le samedi 24 avril 2027. L’épreuve de Questions contemporaines durera trois heures et sera affectée d’un coefficient 3. Elle prendra la forme d’une dissertation, avec un sujet à choisir parmi deux propositions. Les autres épreuves auront lieu au cours de la même journée.

La sélection rassemble des ouvrages de philosophie, d’histoire, de science politique, de relations internationales et de sociologie, ainsi que des ressources sur la diplomatie, les institutions, la justice transitionnelle et la paix sociale. Elle comprend également des articles, des vidéos, des podcasts, des œuvres littéraires, des films et des documentaires.

Non. La sélection officielle doit d’abord être utilisée comme une cartographie du thème. Il est préférable de choisir progressivement quelques références par axe, de comprendre leur question centrale et de retenir des arguments et exemples réutilisables. Une lecture maîtrisée et mise en relation avec d’autres ressources est plus utile qu’une accumulation de titres parcourus trop rapidement.

Commencez par cartographier les grandes notions et les tensions du thème : guerre, sécurité, justice, diplomatie, réconciliation, mémoire ou paix sociale. Sélectionnez ensuite quelques ressources introductives, réalisez des fiches exploitables et entraînez-vous rapidement à définir des sujets, formuler des problématiques et construire des plans. La préparation doit alterner acquisition des connaissances et exercices de dissertation.

Les deux thèmes se rejoignent lorsqu’on étudie les destructions environnementales causées par les guerres, les tensions autour des ressources, la reconstruction des milieux ou la coopération climatique. Ces relations doivent rester nuancées : une crise écologique ne provoque pas mécaniquement un conflit. Les institutions, les inégalités et les décisions politiques jouent un rôle déterminant.

Une référence doit soutenir un argument précis. Présentez brièvement l’auteur ou l’œuvre, reformulez l’idée utile et expliquez son rapport avec le sujet. Ajoutez, lorsque c’est pertinent, un exemple ou une limite. Évitez les citations décoratives et les listes d’auteurs : le correcteur doit comprendre ce que la référence apporte à votre démonstration.


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